Pascal Vaudé, le leader de la flotte - ERIC ROUSSEAU ©BouvetGuyane2012
Après 18 jours de course, il ne reste plus que 17 concurrents pour cette 3e édition de la "Bouvet-Guyane". Après une première partie de course difficile, les conditions sont plus clémentes alors que la moitié du chemin reste à faire.
Du vent, de la houle, des creux… les conditions météorologiques des premiers jours de course ont fait des dégâts dans la flotte. Six abandons dont l’un des favoris et leader avant son avarie, Jean-Jacques Gauthier et la seule femme Olivia La Hondé. L’addition a été lourde dans les premiers jours de course. Pour les plus résultats, les jours suivants allaient être plus calme. "Je suis triste pour ces six concurrents forfaits mais aussi agacé par leur manque de préparation", confie Michel Horeau, le directeur de course.
Comme s’il savait que les temps durs du départ allait s’estomper pour laisser place à l’accalmie. "En revanche, d’un point de vue strictement sportif, cette première partie de la course est très positive, ajoute-t-il. Les skippers se battent maintenant comme des lions pour trouver -à l’aide de leurs routeurs- les courants de surface favorables, échapper aux contre-courants et anticiper la meilleure route pour rejoindre Cayenne".
Trois guyanais en tête
A mi-parcours, ce sont 3 concurrents guyanais, Pascal Vaudé, 43 ans, Henri-Georges Hidair, 48 ans et Pierre Verdu, 49 ans, qui sont en tête de course et espèrent occuper le podium à l’arrivée à Cayenne, prévue aux alentours du 6 mars. Cette année, le parcours ayant un peu raccourci avec un départ de Dakar et non de St-Louis, plus au nord du Sénégal, le record établi lors de la première édition par Romain Vergé, 28 ans qui avait traversé l’Atlantique en 40 jours, 3 heures, 45 minutes et 38 secondes, pourrait bien être battu. La flotte des 17 canots d’une tonne et de 8 m de long, s’étale maintenant sur plus de 700 km entre le leader et la lanterne rouge, Didier Lemoine, 61 ans, l’aîné des rameurs. A sa 3e participation, ce parisien affirme son caractère plus contemplatif que sportif et a clairement affiché son unique objectif : passer enfin la ligne d’arrivée, ce qu’il n’a jamais réussi à faire.
Comme toujours deux tactiques s’affrontent : une route orthodoxe et "orthodromique" (la plus directe sur la carte), passant au nord et une autre beaucoup plus austral menant normalement à la côte brésilienne. Les concurrents ayant choisi cette rate misent sur le fort courant Sud-Nord qui vient de l’embouchure de l’Amazone et qui leurs permettra de remonter jusqu’à Cayenne. "Rien n’est encore joué. L’arrivée va réserver, comme chaque année, bien des surprises", a confirmé Michel Horeau.
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