L’exploitation du pétrole guyanais devrait démarrer dans huit ans environ © DR
Le permis autorisant l’exploration pétrolière au large de la Guyane, qui a mené à une découverte d’or noir en septembre 2011, a été prolongé de cinq ans, soit jusqu’en 2016, selon un arrêté du ministère de l’Economie publié mardi au Journal officiel.
La validité du permis exclusif de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « Permis de Guyane maritime » est prolongée jusqu’au 1er juin 2016, précise cet arrêté.
Ce document acte par ailleurs l’élargissement aux groupes pétroliers Total et Shell des détenteurs du permis. Total possède 25% du projet aux cotés de Shell (45%), Tullow (opérateur avec 27,5% des parts), et Northpet Investments (2,5%).
Ce permis, qui couvre une superficie d’environ 24.100 km2, a été attribué originellement en 2001, et déjà prolongé une première fois en 2007. Il autorise la recherche de pétrole et de gaz en eaux très profondes, à quelque 150 km des côtes de la Guyane. Ce permis d’exploration avait expiré en juin 2011 et pouvait être prolongé de trois à cinq ans.
Dans le cadre de ce permis, Tullow a déjà effectué une série de forages qui ont abouti en septembre à la première découverte de pétrole jamais effectuée au large du département. Shell, qui va se substituer à Tullow dans le rôle d’opérateur, a indiqué au début du mois que les forages exploratoires devraient reprendre à la mi-juin.
Tullow et ses partenaires espèrent que les eaux guyanaises renferment d’énormes quantités de pétrole brut, formant ainsi le pendant géologique de gisements géants découverts en 2007 au large du Ghana, de l’autre coté de l’océan Atlantique. Mais la mise en exploitation du pétrole guyanais ne démarrera au mieux que dans 8 ans, a indiqué au début du mois un responsable de Shell.
Par ailleurs, si cette découverte fait miroiter d’énormes retombées économiques pour le département, elle suscite aussi les craintes des défenseurs de l’environnement, inquiets pour l’écosystème fragile des côtes guyanaises.
Les derniers commentaires ( Nombre de commentaires )
cliquez ici

Le journal de GUYANE
