Le poste de police surinamais face à Taluen©Alex Léveillé
L’orpaillage clandestin, ce ne sont pas que faits divers ce sont aussi des villages, qui subissent la pression des garimpeiros et de leur pollution.
Nicolas Sarkozy a pu le constater samedi matin lors de son passage à Taluen. Un village amérindien situé à quelques dizaines de kilomètres en amont de Maripasoula.
le Président y a passé près d’une heure et demie. Là, l’attendait une population amusée par l’effervescence ambiante. Après une visite de l’école du village, il a assisté à une présentation des savoir-faire amérindiens notamment à la fabrication de la kassav (galette de farine de manioc).
Des réponses aux revendications
Sous le Tukusipan, le carbet communautaire Wayanas, les autorités coutumières amérindiennes ont rappelé l’importance pour elles de ce déplacement du chef de l’Etat en « pays indien ». Représentés par l’association des autorités coutumières Aluku, créée il y a à peine trois mois, les gran mans bonis n’ont pas pu effectuer le voyage, mais ont fait entendre leurs voix par l’intermédiaire du fiscali (bras droit du gran man) et cela sur deux sujets importants : la menace que fait peser l’orpaillage clandestin sur les communautés du fleuve et la question de la reconnaissance du droit coutumier, revendication inlassable de leur part.
Sur ces sujets le président Sarkozy a d’abord rappelé l’importance de protéger le parc amazonien. Il a insisté sur la prolongation du plan d’accompagnement de ce parc et la poursuite des opérations Harpie. Il a apporté des éléments d’information sur la coopération transfrontalière avec la création d’un poste de police côté Suriname constitué de dix-huit agents surinamais chargés des trafics autour de l’orpaillage clandestin. Nicolas Sarkozy a également annoncé la création d’un consulat du Guyana à Cayenne. Le gouvernement du pays ayant donné récemment son accord, cela facilitera les reconduites à la frontière.
La prise en compte de la jeunesse du haut Maroni
La jeunesse du haut-Maroni est une problématique aigue que le président de la République a abordée avec l’évocation des suicides qui ont marqué la région.
S’il n’est pas en campagne, n’étant pas candidat pour le moment, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué sur ce sujet de faire un clin d’œil à l’UMP Guyane s’adressant à deux reprises à Léon Bertrand ainsi qu’à Guyane 73, en émaillant son propos de multiples « mon cher Rodolphe », indiquant par là sa proximité avec le président de région Rodolphe Alexandre.
Avant de rejoindre Cayenne Sarkozy a souhaité que l’on favorise le travail en réponse aux maux de cette jeunesse, évoquant le domaine de l’écotourisme mais aussi la découverte récente de pétrole au large de la Guyane comme autant de potentialités pour le futur économique de la Guyane.
Voir le reportage de Guyane 1ere
Les derniers commentaires ( Nombre de commentaires )
cliquez ici

Le journal de GUYANE
