Actualités - Histoire

Publié le 16/12/2011 | 16:18

Le peuple Hmong de l’Indochine à la Guyane

Par Ivan ERHEL

Jeunes hmongs du village de Cacao Pourchassés en Asie pour avoir aidé la France pendant la guerre d’Indochine, les Hmongs voient aujourd’hui leur communauté reconnue par l’Etat français.

"Les Hmongs ont été exemplaires lors la guerre d’Indochine". Ce constat émane de Marc Laffineur, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants. En visite en Guyane, il a dit cela alors qu’il s’apprête à décorer deux éminents représentants de cette communauté : Ya Txong Txi et Moua Txong Hmong. Leur engagement aux côtés de la France dans le conflit colonial a valu à ce peuple originaire de Chine et du Laos d’être persécutés dans leurs pays d’origine.
En 1977, ils fondent le village de Cacao, en pleine forêt Guyanaise, avec l’accord et l’aide du gouvernement français. Deux ans plus tard, ils s’installent à Jahouhey, sur une ancienne léproserie. En 1990 une quinzaine de famille fondent Rococoua, et une douzaine d’autres, venues de hexagone fondent Corrossony.

Lâche indifférence


Maigre récompense que ces quatre bourgades pour un peuple qui a beaucoup sacrifié à la France et continue de payer son engagement, notamment au Laos, où les Hmongs sont encore victimes d’un véritable apartheid. Le 27 octobre dernier, le Colonel Robert Jambon, commandeur de la Légion d’Honneur, mettait fin à ses jours au pied du monument aux morts de Dinan pour dénoncer le sort de la communauté Hmong avec laquelle il combattit et "la lâche indifférence de nos responsables face au terrible malheur qui frappe nos amis". Une indifférence à laquelle Jean-Marie Bockel, puis son successeur aux Anciens Combattants Marc Laffineur tentent de remédier… un peu tard.

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